Sombres nuages sur l’emploi : le PSV se mobilise

Sombres nuages sur l’emploi : le PSV se mobilise

161004_picto_emploi_carreCe mardi 22 novembre l’assureur Generali a informé à la surprise générale la Municipalité de Nyon de sa volonté de « délocaliser » une centaine de postes de travail dans le canton de Zurich, à Adliswil. Le groupe assure que les employé-e-s qui le désirent pourront simplement changer de lieu de travail, en faisant fi que celui-ci se trouve à plus de 260 kilomètres (plus de 4 fois la distance entre Lausanne et Genève). Dans la Vallée de Joux, ce sont des emplois dans le secteur industriel qui sont menacés. Le PSV se mobilise pour que le gouvernement agisse auprès des employeurs.

La direction de Generali a annoncé mardi vouloir « restructurer » ses activités en Suisse. Dans ce cadre, le groupe va « délocaliser » une centaine de postes à Adliswil, dans le canton de Zurich. Generali ne parle pas de licenciements, puisque les personnes concernées pourront décider de reprendre leur poste dans le canton de Zurich. Generali semble oublier la réalité géographique et culturelle de la Suisse : Adliswil se trouve à environ trois heures de transport de Nyon, en Suisse alémanique. Si « délocaliser » des chiffres sur un tableau est une opération rapide, « délocaliser » des familles demande une autre approche. Que devront faire les conjoint-e-s quant à leur propre travail ? Y renoncer et en chercher un nouveau proche du lieu de ces délocalisations ? Par ailleurs, les enfants scolarisés dans le canton de Vaud auront probablement quelques difficultés à intégrer leur nouvelle école sans mettre en danger leur parcours scolaire, malgré tous leurs efforts. Ces « délocalisations » sont généralement appelées « licenciements », mais visiblement pas chez Generali.

Le Groupe socialiste s’inquiète de cette annonce, qui plonge dans le désarroi une centaine de familles de la région. Par la voix de la députée Fabienne Freymond Cantone, il interpelle le Conseil d’État et demande s’il compte intervenir auprès de la direction de Generali suite à ces licenciements. Notamment, il s’agit de savoir si la direction de Generali persiste à dire que les employés concernés ne seront « que » déplacés à Adliswil. L’interpellatrice demande au Conseil d’État s’il entend faire valoir qu’un déplacement d’emplois à plus de trois heures de route ou de train de Nyon ne va pas convenir à l’immense majorité des salarié-e-s concerné-e-s et s’il est également d’accord pour reconnaître qu’il s’agit d’un plan de licenciement masqué. Il est alors important de savoir quel est le plan de licenciement prévu par la direction de l’assureur, le cas échéant s’il existe ou non un plan social pour les salarié-e-s licencié-e-s. Enfin, il importe de savoir si le Conseil d’État a la volonté et les moyens politiques d’inciter la direction de Generali à revoir sa position et, si tel n’est pas le cas, quelles actions il entend rapidement mettre en place.

Le PSV intervient également sur la situation inquiétante dans le canton pour l’emploi dans le secteur industriel. Malgré que les comptes du Groupe Richemont soient dans les chiffres noirs, 47 personnes ont perdu leur travail depuis le début 2016 et 40 autres pourraient bientôt les suivre à la manufacture horlogère Vacheron Constantin au Brassus. Par l’intermédiaire du député Nicolas Rochat Fernandez, il demande quelle est l’implication du Conseil d’État dans le dossier et s’il a proposé des solutions alternatives aux licenciements. Le Groupe Richemont est parmi les 10 plus grands employeurs du canton : il est également essentiel de questionner rapidement ce dernier sur ses intentions quant à sa présence dans la Vallée de Joux.


OUI à la sortie programmée du nucléaire

Votation du 27 novembre 2016

OUI à la sortie programmée du nucléaire

L’énergie atomique n’est pas rentable. Et Fukushima nous a définitivement convaincus d’une chose: les risques ne sont pas contrôlables. L’avenir appartient aux énergies renouvelables. A fortiori dans notre pays, qui exploite les plus vieilles centrales nucléaires du monde et dispose d’un potentiel gigantesque en termes d’énergies renouvelables. La sortie programmée du nucléaire complète la Stratégie énergétique 2050 avec la durée d’exploitation maximale, si importante, imposée pour les réacteurs atomiques. Elle ouvre ainsi la voie au tournant énergétique.

L’électricité d’origine nucléaire n’est pas rentable et elle est coûteuse

Elle est, aujourd’hui déjà, plus chère que l’électricité provenant de l’énergie hydraulique. Rien que pour les centrales de Gösgen et de Leibstadt, les investissements atteindront environ 1 milliard au cours des prochaines années. Mais les coûts de la désaffectation, pour laquelle les exploitants devraient se mettre ensemble pour constituer un fonds, sont encore plus élevés, raison pour laquelle les exploitants investissent de préférence dans la poursuite de l’exploitation non rentable en espérant une hausse des prix de l’électricité – ou la création d’une société de sauvegarde étatique.

Les centrales nucléaires plus que vétustes représentent une menace

La Suisse se permet le luxe d’exploiter le plus vieux parc de centrales nucléaires du monde. Beznau I, par exemple, est confrontée à de graves problèmes de sécurité. Les centrales nucléaires fonctionnent avec une radioactivité élevée, une charge de pression considérable et de hautes températures. Cela cause une grande usure du matériel et des machines. Des éléments de construction centraux, comme le réacteur, ne peuvent pas se régénérer. Avec nos centrales nucléaires, nous avons dépassé la limite de ce qui est techniquement faisable et supportable. Et le risque de voir un accident se produire aussi sur le territoire suisse a massivement augmenté. L’élimination sécurisée des déchets constitue elle aussi un problème irrésolu.

La sortie programmée crée de la sécurité en matière de planification

La Stratégie énergétique 2050 indique à la Suisse la bonne voie à suivre pour son avenir énergétique. D’ici à 2050, notre approvisionnement en énergie doit reposer en majeure partie sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, les centrales nucléaires doivent donc être débranchées. Le Parlement n’a pas su saisir l’occasion qui s’offrait à lui de réglementer cette partie centrale de la nouvelle stratégie énergétique de façon contraignante. Seule une nouvelle interdiction a été ancrée dans la loi. Il manque toutefois des réglementations sur la mise hors service progressive des centrales nucléaires existantes. L’initiative comble cette importante lacune  de la législation au niveau constitutionnel et veille à ce que les centrales nucléaires soient débranchées par étapes (2017, 2024 et 2029).

Le tournant énergétique garantit notre approvisionnement et des places de travail

En Suisse, nous disposons d’un grand potentiel en termes de ressources renouvelables: eau, soleil, vent, biomasse, bois. Le soleil et le vent constituent des ressources dans lesquelles l’on peut puiser pour ainsi dire à l’infini. Autre avantage: contrairement au pétrole, au gaz et à l’uranium, on n’a besoin ni de se les procurer ni de se les faire livrer. Ils nous affranchissent des importations coûteuses de matières premières. En Suisse, l’exploitation d’une centrale nucléaire ne crée que peu de places de travail. Il en va tout autrement des énergies renouvelables. Elles créent des places de travail durables et pleines de sens à l’intérieur du pays, même dans les régions structurellement défavorisées.


Référendum contre l’interdiction totale de la mendicité

 

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Le 27 septembre 2016 une courte majorité du Grand Conseil vaudois a décidé d’approuver l’initiative de l’UDC visant à interdire complètement la mendicité dans le canton.

À la place de s’attaquer à la pauvreté, cette loi s’attaque aux pauvres. Un référendum a été lancé pour abroger cette loi qui ne résolut rien et crée au contraire des problèmes. Nousa vons jusqu’au 9 décembre 2016 pour récolter les signatures nécessaires à abroger cette loi inhumaine, discriminatoire et inefficace.
Inhumaine parce qu’elle punit une personne uniquement parce qu’elle est pauvre et demande de l’aide dans la rue. Des gens peuvent être jetés en prison sans avoir fait du mal à personne. Mendier et demander de l’aide dans la rue n’est pas un choix de vie, mais une question de survie en réponse à une urgence sociale. La prison ne résolut pas la question. Au contraire : elle l’aggrave.
Discriminatoire parce que cette disposition a été votée dans le but manifeste de réprimer les Roms, population peu nombreuse mais visible. En ancrant dans la loi des mesures punitives clairement discriminatoires (amendes, confiscations des biens, destructions des abris de fortune etc.), cette population est enfoncée encore davantage dans la pauvreté. Ceci n’est certainement pas la solution.
De plus, aucune des enquêtes de police menées jusqu’à ce jour sur les Roms dans le canton de Vaud n’a jamais démontré l’existence d’un réseau mafieux profitant des plus faibles.

Si on veut lutter contre le crime organisé, les amendes prévues par cette loi en cas d’exploitation de la mendicité sont risibles : entre 500.- et 2’000.- ! Ce ne sont pas ces chiffres qui vont faire peur aux mafieux !

Inefficace parce que… c’est un fait! À Genève il n’y a eu aucune baisse du nombre de mendiants. Par contre, elle a un coût pour le contribuable et occupe inutilement la police, qui a d’autres choses plus importantes à faire !

Selon le Conseil d’Etat genevois, la criminalisation de la mendicité a coûté trois millions de francs au cours de la période examinée de seulement 18 mois, sans compter les frais de justice et de fonctionnement de la police. En réalité, l’ensemble des coûts engendrés à la charge des contribuables pourrait avoisiner les 20 millions de francs suisses !
Vous ne désirez plus que des personnes doivent mendient dans la rue pour survivre ? Signez le référendum pour abroger cette loi ! Ainsi on pourra proposer des solutions humaines, non-discriminatoires et efficaces !

Feuille de signatures