Programme PSV législature 2017-2021

Le PSV a défini son programme pour la prochaine législature et a adopté sa stratégie pour les cantonales 2017

Lors de son Congrès extraordinaire ce samedi après-midi à Aigle, les membres du Parti socialiste vaudois ont défini le programme de la prochaine législature cantonale 2017-2022. Le Congrès a également validé la stratégie pour les élections cantonales 2017 et adopté trois résolutions. La première portant sur le soutien aux travailleuses et travailleurs du second œuvre romand, la deuxième pour combattre la suppression des offices postaux, la troisième demandant une solution pacifique et démocratique à la question kurde.

Le Parti socialiste vaudois s’est réuni ce samedi après-midi pour son Congrès extraordinaire à Aigle avec près de 200 membres des différentes sections du PSV présent-e-s. L’ordre du jour était principalement consacré au programme de la prochaine législature cantonale 2017-2022. Ce programme incarne le projet que le PSV propose à la population. Même si le gouvernement à majorité de gauche a fait prospérer le canton ces cinq dernières années, il peut aller mieux encore, notamment pour les besoins des aîné-e-s, des familles, des enfants et des salarié-e-s.

Le PSV s’est surtout fixé pour mission d’empêcher que le parlement cantonal suive le funeste chemin du parlement fédéral, où, jour après jour, les dégâts que fait la majorité PLR-UDC au Conseil national grandissent et touchent directement le pouvoir d’achat des vaudoises et des vaudois. Le PSV l’a déjà dit : un Grand Conseil à majorité PLR-UDC comme au Conseil national représenterait la fin de la recherche de solutions équilibrées, la fin d’un modèle qui fait des envieux partout en Suisse, la fin de la prospérité vaudoise. L’élévation de l’âge de la retraite à 67 ans, la levée de la clause du besoin pour les cabinets médicaux (finalement repoussée grâce aux pressions d’élus socialistes) ou le vote pour rejoindre le TTIP illustrent leur programme néolibéral.

Ce programme contient uniquement des mesures concrètes, qui peuvent être appliquées directement sur le plan cantonal. Ce sont plus de 70 propositions qui ont été complétées par 160 amendements, preuve de la vitalité de la démocratie interne du PSV. Ce programme ne peut se résumer dans un seul communiqué mais quelques points saillants peuvent être soulignés :

  • Chômage de nos ainé-e-s

Le chômage des seniors est un problème de plus en plus fort dans le canton. Afin de combattre ce fléau et permettre à nos ainé-e-s d’atteindre la retraite dans la dignité, le PSV propose de mettre en place une offre systématique d’emplois temporaires subventionnés de 10 à 12 mois pour les chômeurs de plus de 55 ans.

  • Logements abordables dans toutes les régions du canton

Le PSV veut fixer un objectif de 20% de logements d’utilité publique dans les nouvelles constructions en inscrivant dans la loi un objectif visant à favoriser la mixité sociale, culturelle et intergénérationnelle en créant au minimum de 20% de logements d’utilité publique par quartiers lors de nouvelles constructions.

  • Salaires entre femmes et hommes et congé paternité

Le PSV souhaite inscrire des critères dans l’attribution des marchés publics et ne soutenir via la promotion économique que les entreprises qui auraient un écart salarial de moins de 5% et instaurer un congé paternité de 20 jours, financé par un fond mixte, alimenté par le canton et les entreprises.

  • Effets pervers de la libre circulation

Le PSV renforcer les contrôles contre le travail au noir et la sous-enchère salariale. Nous voulons forcer les entreprises de publier leurs offres d’emploi dans le canton, et non plus seulement à l’étranger, en les communiquant obligatoirement à l’ORP.

En plus de son programme, le PSV a adopté sa stratégie en vue des élections cantonales de 2017. Les délégués ont ainsi validé la stratégie électorale proposée par le Comité directeur, que ce soit pour le Conseil d’Etat ou pour le Grand Conseil. S’agissant du Conseil d’Etat, le parti a décidé de présenter trois candidat-e-s socialistes sur une liste commune à quatre, avec ses allié-e-s Verts. Une liste combative, compacte dès le 1er tour, avec une nouvelle candidature aux côtés des deux sortants, véritables locomotives électorales que sont Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite.

Pour le législatif, les membres présents ont également défini la stratégie cantonale en vue de présenter dans chaque district la liste électorale la plus forte possible. En 2016, l’égalité femmes-hommes n’est de loin pas réalisée, le parti socialiste continuera à être à la pointe de ce combat. Pour cela, un travail, débuté il y a plusieurs mois, a été réalisé avec les président-e-s de régionales et de sections afin de présenter des listes paritaires, variées, représentatives de la population et des militants du PSV, dans toutes ses diversités, avec une couverture géographique forte.

Le PSV va désormais s’atteler à la finalisation de ces listes dans les districts. Il désignera ses candidat-e-s au Conseil d’Etat le 14 janvier 2017, à Montreux. Le délai pour les dépôts des candidatures est fixé au 17 décembre prochain.


NON à l’arnaque de l’imposition des entreprises

Votation du 12 février 2017

NON à l’arnaque de l’imposition des entreprises

Avec la réforme de l’imposition des entreprises III, les grands actionnaires, ainsi que les conseillers financiers et fiscaux, se feront des milliards et la facture vous sera directement adressée. Au programme pour nous : démantèlement de prestations, hausses de taxes et d’impôts.

NON à des astuces fiscales opaques

« Impôt sur le bénéfice corrigé des intérêts », « imposition préférentielle des produits de licence » ou encore « Step-up », voilà ce que représente la RIE III. Vous n’avez aucune idée de ce que cela peut bien vouloir dire ? Non ? C’est voulu par les défenseurs de cette réforme : derrière ce jargon technique se cachent des astuces fiscales opaques, que seuls de conseillers financiers ou fiscaux peuvent comprendre. Quelques sociétés et leurs grands actionnaires, parmi lesquels des fonds de pension ou des cheiks qataris, engrangeront par contre des milliards.

NON à de nouvelles entourloupettes fiscales

Ces astuces fiscales permettront à quelques grands actionnaires et sociétés d’engranger des milliards. Les coûts totaux sont impossibles à calculer : 2,7 mias. sont par contre un minimum ; 1,3 mia. de pertes pour la Confédération et 1,4 mia, pour les cantons et les communes. Mais cela pourrait être beaucoup plus élevé, notamment avec les nouvelles astuces fiscales ou la baisse de l’imposition des bénéfices. Les pertes réelles ne seront constatées qu’après coup, comme pour la seconde réforme (RIE II) de 2008.

NON à une arnaque contre la population

Les trous dans les caisses devront bien être compensés, soit par des baisses de prestations, soit par des hausses d’impôts. La facture sera adressée à la classe moyenne, aux travailleurs et aux contribuables « normaux » ; autrement dit, nous toutes et tous ! Un NON nous préviendra d’une nouvelle débâcle et donnera l’occasion au parlement de remettre l’ouvrage sur le métier, afin de proposer une nouvelle réforme, plus équilibrée.