Soins dentaires: un contre-projet inventif et bien ciblé

Communique de presse PSV 27.02.2017

Le PSV salue le contre-projet présenté par le Département de la santé et de l’action sociale relatif aux soins dentaires. Ce projet de loi répond aux besoins de la population : son astucieux mélange entre assurance privée et soutien de l’Etat permet de couvrir un public large et d’offrir une vision à long terme avec une couverture de tous les enfants.

Le contre-projet du Conseil d’Etat relatif aux soins dentaires était attendu. Le premier projet mis en consultation souffrait d’un public trop restreint et excluait une grande part de la classe moyenne. Le Département de la santé et de l’action sociale a rectifié le tir avec un contre-projet ambitieux et pertinent qui permet de couvrir plus largement les Vaudoises et les Vaudois.

Pour les enfants, le projet est ambitieux : avant la naissance, un bon de 200 francs sera octroyé à tous les parents pour contracter une assurance privée chargée d’offrir une prise en charge des soins de base et une prise en charge des traitements orthodontiques. Cette mesure permettra à terme une couverture générale de toute la population.

La loi prévoit également la prise en charge de 50% par le Canton jusqu’à 18 ans (hors orthodontie). Enfin, le projet renforce la prévention, avec l’ajout d’un examen buccodentaire tous les 2 ans pour les écolières et écoliers, en plus de la prophylaxie dentaire effectuée actuellement en milieu scolaire.

Pour les adultes, le système prévoit un système d’assurance pour protéger la population vaudoise des gros risques. Les frais qui excèdent les 3% des revenus d’un ménage seront pris en charge jusqu’à concurrence de 5’000 francs. Ainsi, un adulte qui a des revenus nets de 30’000 francs et qui aurait une grosse facture dentaire de 2’500 francs à payer sera soutenu à hauteur de 1’600 francs par cette assurance.

Enfin pour les personnes âgées dépendantes, vivant à domicile ou hébergées en EMS ainsi que les personnes en situation de handicap hébergées en établissement socio-éducatif, la prévention sera améliorée par la réalisation plus systématique d’examens bucco-dentaires.

Ainsi, le Conseil d’Etat présente une solution qui permet de soutenir une très large part de la population vaudoise. Le tout représente un montant de près de 40 millions qui sera financé à moitié par les cotisations salariales de 0.06% et à moitié par une taxe sur les boissons sucrées d’environ 30 centimes par litre). Pour le PSV, ce mode de financement est ingénieux : grâce aux apports financiers de cette taxe sur les boissons sucrées, tous les habitant-e-s du Canton auront ainsi une assurance dentaire efficace pour seulement moins de 4 francs par mois.

Le PSV salue donc ce contre-projet ingénieux à l’initiative des soins dentaires, dans laquelle le parti socialiste vaudois s’était activement engagé. Le Conseil d’Etat propose ainsi une alternative cohérente et répondant aux principaux besoins de la population vaudoise dans ce domaine sensible, tant pour le portemonnaie que pour la santé.

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